La garde-à-vue est une mesure de contrainte décidée par un OPJ sous le contrôle du Procureur de la République. Elle ne peut être mise en œuvre que s’il existe des raisons plausibles de soupçonner qu’une personne a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit.

Un mineur peut être placé en garde à vue.

Le gardé à vue est immédiatement informé de ces droits:

- Le droit de faire des déclarations, de répondre aux questions ou de se taire
- Le droit d’être assistée par un avocat
- Le droit d’être assistée par un interprète si elle ne parle pas français
- Le droit d’être consultée par un médecin
- Le droit de faire prévenir un proche et son employeur.

La durée initiale de la garde-à-vue est de 24 heures mais elle peut être prolongée de 24 heures, avec l’accord du Procureur de la République. Dans le cas des infractions les plus complexes (principalement les crimes et délits commis en bande organisée) figurant dans la liste limitative édictée par l'article 706-88 du Code de procédure pénale, la durée de la garde à vue peut être prolongée d'une ou deux périodes de 24 heures supplémentaires, ou bien directement d'une période de 48 heures supplémentaire, portant ainsi la durée totale maximale de la mesure à 96 heures.

L’avocat peut être choisi par la personne mais également par ses proches.

Dans cette hypothèse, l'avocat choisi prend contact avec les services d'enquête afin de les informer de son intervention. Il dispose d’un délai de deux heures pour arriver. Au-delà de ce délai, les auditions par l’OPJ peuvent commencer. Il a la possibilité de voir le gardé à vue au cours d'un entretien de 30 minutes pour chaque période de 24h.

A l'issue de la garde à vue, la personne peut être « déférée » c'est à dire transportée au Tribunal pour être interrogée par un juge d'instruction mis en examen ou présenté au Procureur de la république qui pourra décider qu'elle soit jugée en comparution immédiate.